02/03/2017

EUGENE DE BIE - BRETON D'ADOPTION

Port de pêche en Bretagbe, le Guilvinec, Sud Finistère, Eugèene De Bie

 Le Port du Guilvinec - 1954

Huile sur toile - H 60 X L 50

 

De Bie Eugène, Le Guilvinec, Bretagne...

Eugène De Bie près du Phare d'Eckmuhl

 

 

BRETON D'ADOPTION,

EUGENE DE BIE FUT TRES PROCHES DES BRETONS

 

Il vécut à temps plein au Guilvinec (Sud Finistère) de 1947 à 1960

et retourna ensuite chaque année, durant les mois de vacances,

jusqu'à l'été 1983 (date de sa mort tragique et de celle de son épouse,

sur les routes de Bretagne)

 

Ils reposent tous les deux dans le Cimetière du Guilvinec.

 

 

Eugène De Bie, Bretagne, le Guilvinec

 

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CHAPELLE PERROS HAMON.jpg

La Chapelle de Perros Hamon (Bretagne)

La «Chapelle de Perros Hamon» dont le chevet date du XVIème siècle, fût édifiée entre 1683 et 1728.Elle est dédiée à Notre-Dame de Perros. Elle s’enrichit, en 1770,  de statues qui ornent sa façade : le buste du Père éternel gravé sur une pierre triangulaire, la Trinité dans une niche… faisant de cette chapelle l’une des plus belles de Bretagne. Le porche latéral abrite les derniers “mémoires” authentiques, des ex-voto, traces particulièrement poignantes de l’époque de la pêche en Islande. Le retable du maître-autel date de la fin du XVIIème siècle. Quant au vitrail qui commémore le sauvetage des marins du «Ville du Havre» (brick), sa datation est de la première moitié du siècle dernier.



 

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Vieille Bretonne en prière

dans la Chapelle de Perros Hamon

Aquarelle - 35 x 23

 

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MAISON DE BIE GRANDE.png

 Maison familiale de la famille De Bie

Rue Jean Baudry, Le Guilvinec

 

PLAQUE COMMERORATIVEe.png

Ici vécurent

Eugène DE BIE, Artiste peintre belge,

Né le 10 mars 1914

Son épouse Marthe

Tués sur la route le 7 juillet 1983

Notre pays était le leur

Ils y reposent

 

Plaque commémorative placée sur la façade

 

 

 

RUE DE BIE.png

Rue Eugène De Bie

 

 

PLAQUE  Rue De Bie.png

Rue Eugène De Bie - Le Guilvinec

 

En septembre 1985, décision du Conseil Municipal du Guilvinec,

de donner le nom d'Eugène De Bie à une rue de la localité

 

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CHAPELLE ND DE LA JOIE-GRANDE.png

 Chapelle Notre-Dame de la Joie

Penmarch - Sud Finistère - Bretagne

 

La Chapelle Notre-Dame de la Joie fut construite au 15e au bord de la mer, derrière une digue qui la protège de ses fureurs. La tempête de décembre 1896 avait alors arraché les portes, démonté la digue et l’eau envahit la chapelle jusqu’à 50 centimètres de hauteur !



Penmarch- Chapelle ND de la Joie, Bretagne

Chapelle ND de la Joie - Penmarch - Sud Finistère - Bretagne

Huile sur toile - H 74 X L 92

Collection privée.

 

Tableau peint par l'artiste au début de son séjour au Guilvinec

  Et voilà que surgit la Bretagne. Sous un ciel toujours en mouvement, charriant de lourds nuages, une procession s'organise sur le parvis de la chapelle. Une chapelle battue par les vagues et le vent qui assure comme un transition entre l'homme et l'océan, entre la terre et l'eau, entre l'humain et le divin.

Les oeuvres bretonnes d'Eugène De Bie possèdent une rugosité un peu terreuse qui s'illumine fréquemment de rehauts de blanc ou de couleurs, comme ici les coiffes des femmes et ce toit orange sur la droite du tableau. DP

 

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 UNE OEUVRE D'EUGENE DE BIE

ENTRE DANS LES COLLECTIONS

DES MUSEES DU VATICAN

Musées du Vatican, Pieta bretonne, Oeuvre aux Musées du Vatican, Rome

Pietà Bretonne

Gouache - H 50 X L 60

Collection des Musées du Vatican

 

Mg Palazio, Pierre Goffin, Vatican, Rome,

Mgr Palazio et Pierre Goffin, sur la terrasse du Vatican,

lors des négociations pour l'acquisition, par les Musées du Vatican,

de l'oeuvre signée Eugène De Bie "Pietà Bretonne"

 

Un événement dans la postérité de l'œuvre d'Eugène De Bie


Une œuvre du peintre belge Eugène De Bie fait désormais partie des collections du Vatican. Il s'agit d'une « Pietà en Bretagne » peinte à la gouache dans les années soixante (50 x 65 cm ) qui a rejoint, il y a quelques semaines, les collections prestigieuses de la cité vaticane. Une belle reconnaissance pour l'artiste disparu en 1983 et dont l'œuvre compte quelques pièces d'art religieux qui avaient été réunies en une exposition thématique à la Basilique de Koekelberg (Bruxelles) en 1992, exposition dont le catalogue avait été préfacé par Mgr Danneels.

D'autres œuvres d'Eugène De Bie figurent déjà dans plusieurs édifices religieux d'Europe : une Croix monumentale en l'église Sainte-Marie-Mère-de-Dieu à Forest (Bruxelles), un Chemin de Croix en l'église Saint-Martin à Jemappes (Belgique), tous deux classés par l’IRPA « Institut Royal du Patrimoine Artistique de Belgique » , un Christ en croix dans la Chapelle de l’Ecole Sainte-Thérèse d’Ergue-Armel (Bretagne/France), une tête de Christ couronné d'épines au Couvent des Religieuses Trinitaires de Valence (Genève/Suisse) ainsi qu'un Saint-François en la cathédrale de Tempio (Sardaigne/Italie).

On sait combien la découverte de la Bretagne a été décisive dans le parcours personnel et artistique d'Eugène De Bie. La vie rude des pêcheurs, les paysages battus par l'Océan et le vent, mais aussi l'empreinte d'innombrables légendes et l'omniprésence des témoins de l'histoire religieuse, les calvaires notamment, ont eu un impact certain sur l'imaginaire du peintre. La « Pietà » vaticane appartient à cette veine bretonne et renoue avec une narration qui situe la vie du Christ dans un contexte local et non plus historique, d'où son appellation de « Pietà bretonne ». Loin des évocations emphatiques et militantes, la « Pietà » de De Bie s'attache à évoquer l'affliction en une scène intime dont certains protagonistes affirment clairement, par leur costume traditionnel, la transposition d'un moment de la vie du Christ en une autre époque et un autre lieu. Par sa composition claire et enlevée, des couleurs limpides et sa dynamique ascensionnelle, la « Pietà bretonne » donne une vision à la fois intimiste et puissante des souffrances du Christ.

Didier Paternoster

Historien d'Art (ULB) - Collaborateur au Conseil des Musées Bruxellois.

 

 

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